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concerts 2015

Azul fellawen. 
Le nouvel album "Isefra", avec le livret contenant les textes et traduction des chansons, de Lounis Aït Menguellet est enfin disponible en France:

à Barbés, Lyon et Marseille.

Et pour la FNAC ce sera à partir de Janvier 2015. Tanmirt.

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Bonjour à tous,

Le nouvel album Isefra de Lounis Aït Menguellet est disponible en ligne:


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Le nouvel album Tanaslit de Djaffar Aït Menguellet est disponible aussi en ligne:

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Radio Tizi-Ouzou 28 Mai 2014

etoiles

 

                         Message de Lounis aux fans et aux visiteurs de son site.

                                             

Extraits des chansons du nouvel album "Isefra"sorti aujourd'hui, le 20 Mai 2014, en Algérie et prochainement sur tous les sites "Musique" (itunes, Deezer, Amazon...etc)

                                                                               
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                Au Théâtre Saint-Denis, Montréal le 3 Mai 2014

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                              Olympia de Montréal le 1 Juin 2012
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Le dernier album du célèbre chanteur Lounis Aït Menguellet n'a pas fini d'émouvoir le public. Aït Menguellet, fidèle à ses principes, a tenu à s'exprimer sur les malheurs que vit l'Algérie. Un cri sincère émanant de cette "raison" propre au poète. 

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   Dans la dernière moitié des années 1970, Lounis Aït Menguellet sort son album Amjahed (33 tours) que, par un court texte, Mouloud Mammeri a “préfacé” au verso. C’était l’expression d’un désenchantement général par rapport aux espoirs nourris par la guerre de Libération. Serments trahis, veuves oubliées et idéaux de justices partis en fumée vont se mêler au sentiment d’humiliation et de mépris généré par un comportement arrogant et tyrannique des nouveaux gouvernants. "Si je pouvais dire toute la vérité, la mule procréerait !", disait Lounis.

   Le même Aït Menguellet chantera la JSK comme symbole de kabylité et de réussite. Dans son album Aɛeṭṭar, il a rêvé d’un "arbre doux qui se serait régénéré et d’une chaîne de fer fermée par un fil de fer au milieu." Le tapis au style ancestral (Aɛlaw) que le poète a confectionné a été sollicité par plusieurs visiteurs venus de toutes les contrées. Lorsqu’ils lui ont proposé un prix fort pour pouvoir l’acquérir, il répondra : "Je ne te le céderais pas/Fût-ce contre des lingots d’or." Le tapis en question est, bien sûr, une image, une allégorie, de la dignité kabyle et de l’authenticité qui n’ont pas de prix. Dans le même album, "Semmeḥt-as" est un texte qui se termine par une sentence d’une puissante éloquence par laquelle l’auteur déclare l’immortalité du verbe :

 

Ameslay àedd ur t-ineqq               La parole, personne ne peut la tuer         

Wammag lεebd ittmettat               Mais, l’homme est bien mortel
Ameslay mi ara d-yeééerÑeq          Quand la parole vient à exploser

Lğil i t-ibγan yufa-t                        La génération qui la cherche la trouvera     

Waqila xir lmenéeq                        Mieux vaut sans doute parler

Ini-t-id qbel ur k-ifat                      Dis-le [le mot] avant qu’il ne soit trop tard.

 

   

   Lounis Aït Menguellet a atteint cette dimension universelle qui fait de ses œuvres des textes atemporels et des bréviaires destinés aux peuples et aux princes partout dans le monde. Mais, c'est toujours en partant d'une réalité de chez nous, à l'échelle du village, de la région ou du pays, que l'on peut accéder à cette forme d'universalité. Car l'homme est un. Ses souffrances et ses espoirs sont partout les mêmes. À travers les temps aussi, les problèmes sont pratiquement les mêmes. Ils ne changent que d'aspect extérieur. «Ce qui advient, même si d'une autre manière, est déjà arrivé par le passé. Rien de nouveau ne surgit», nous apprend Aït Menguellet dans son dernier album"yennad umγar". Pour illustrer ce propos, il y a lieu de citer un des poèmes-épopées d'Aït Menguellet produit une année avant la révolte de 1980. il s'agit du poème "Amcum" qui fait partie du l'inénarrable album "Ay agu" sorti en 1979. Il retrace le destin d'un militant qui s'est sacrifié pour une noble cause engageant le destin collectif de ses compatriotes. L'esprit de la lutte, l'âme de la résistance et le devoir de ne pas fléchir devant l'arbitraire et la tyrannie le conduisent tout droit au cachot.

 

   Lui seul subira les affres de la prison. Non pas qu'il menât seul le combat, mais il fut abandonné en cours de route par ses camarades avec qui il avait mangé du pain sec. Par peur, par lâcheté, suite à des pressions ou à des promesses alléchantes, tous les cas de figure peuvent se présenter et conduire à disperser les rangs, à casser les amitiés militantes, à semer la zizanie, le doute et la perplexité parmi les membres du groupe.

 

   Le héros du poème se retrouvera seul face à la machine infernale de la répression. Que sont les amitiés militantes devenues? Que représente le serment de solidarité et de destin commun que les militants ont fait? Aït Menguellet mène son histoire jusqu'au bout, c'est-à-dire en traçant à gros traits les destins des uns et des autres: la perfidie coupable et humiliante du groupe et l'incarcération douloureuse, mais insufflant grandeur et dignité, du héros.

 

   Le constat amer qui s'en dégage quand même est que, au-delà de la cause pour laquelle ces gens luttent- et qui nécessairement subira les retombées de la mésentente et des défaillances-, les amitiés militantes et le combat commun s'effilochent et se volatilisent à vue d'œil, ce qui ne manquera pas de retarder les échéances des retrouvailles et l'aboutissement des luttes.

  

   Le thème traité par Aït Menguellet dans cette chanson, aussi universel qu'il soit- et il l'est complètement et magistralement-, est d'abord un sujet de chez nous. Les luttes démocratiques menées en Kabylie ont connu les avatars des récupérations, pressions et corruptions qui ont conduit à la désunion et à la désintégration des rangs au point qu'un individu ou un petit groupe soit offert en hostie à la cause défendue. D'où le titre de la chanson "Amcum" qui peut être traduit par "Le maudit".

 

Extrait de l'article: Le rôle de la chanson kabyle dans la lutte identitaire par Amar Naït Messaoud

 

 




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La parole, personne ne peut la tuer
Mais, l’homme est bien mortel
Quand la parole vient à exploser
La génération qui la cherche la trouvera
Mieux vaut sans doute parler
Dis-le [le mot] avant qu’il ne soit trop tard.
 


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